Rat ou souris : qui est chez vous ?
Des petites crottes noires sous l'évier, un paquet de pâtes grignoté, des grattements dans la cloison une fois la lumière éteinte. À Bordeaux, c'est presque toujours comme ça que l'histoire commence. Rien d'étonnant dans une ville où 34,6 % des logements datent d'avant 1946 : vieux murs, caves, planchers anciens, les passages ne manquent pas.
Avant de chercher un dératiseur à Bordeaux, essayez de savoir à qui vous avez affaire. L'endroit où vous trouvez les traces donne déjà une bonne partie de la réponse.
- Le surmulot, ou rat brun : c'est celui du bas. Il vit dans les sous-sols et les égouts, entre par le niveau de la rue et creuse ses galeries.
- Le rat noir : c'est celui du haut. Excellent grimpeur, il s'installe sous les toits et circule sur les poutres.
- La souris domestique : elle vit avec vous, à l'intérieur, de préférence près de la cuisine. Une ouverture du diamètre d'un stylo lui suffit pour entrer.
Ce soir, prenez une lampe torche et regardez le long des plinthes, sous l'évier, derrière les meubles. Des crottes fines comme un grain de riz : souris. Plus grosses, en forme de fuseau : rat. Notez les endroits, c'est l'information la plus utile pour un dératiseur.
En immeuble, tout part des parties communes
Ici, 78,9 % des logements sont en immeuble. Le rongeur que vous croisez dans votre cuisine est donc rarement entré par votre porte. Il vient de la cave, du local à poubelles ou du vide sanitaire, puis il monte par les colonnes techniques, ces gaines où passent l'eau et l'électricité.
Traiter votre seul appartement ne suffit pas toujours. Les parties communes dépendent du syndic : prévenez-le par écrit, avec des photos si vous en avez. Beaucoup de copropriétés ont déjà un contrat annuel de dératisation, avec des visites régulières dans les sous-sols.
Demandez au syndic ou au gardien si ce contrat existe et de quand date la dernière visite. Parlez-en aussi à vos voisins de palier : si plusieurs logements sont touchés, c'est toute la cage d'escalier qu'il faut traiter.
Ce que fait un dératiseur à Bordeaux
Une dératisation sérieuse commence sans produit. Le technicien cherche d'abord par où circulent les rongeurs : traces grasses le long des murs, trous autour des tuyaux, crottes, emballages rongés. Ce diagnostic décide de tout le reste.
Vient ensuite la pose, puis le suivi. Voici ce que vous devez voir sur place :
- Des Boîtiers d'appâtage verrouillés : l'appât reste enfermé, hors de portée d'un enfant, d'un chien ou d'un chat ;
- Des Pièges mécaniques dans les pièces où l'on ne veut aucun rodenticide, une chambre d'enfant ou un coin repas par exemple ;
- La Fermeture des entrées : grillage sur les aérations, mortier dans les fissures, laine d'acier autour des canalisations ;
- Une Visite de suivi : le technicien rouvre chaque boîtier et note ce qui a été mangé.
Ce relevé dit si la colonie recule ou s'il faut déplacer les postes. Demandez à le voir, et faites-vous montrer ce qui a été bouché.
Restaurants et commerces : des obligations en plus
Vous tenez un restaurant, une boulangerie ou une épicerie ? La lutte contre les nuisibles fait partie de votre plan de maîtrise sanitaire. Lors d'un contrôle, on vous demandera ce qui est en place.
Concrètement, il vous faut un plan de lutte écrit : l'emplacement de chaque poste reporté sur un plan des locaux, les produits utilisés et une trace de chaque passage du technicien. Rangez ces fiches dans un classeur que toute l'équipe sait trouver.
Dans le message libre du formulaire, précisez qu'il s'agit d'un local professionnel et indiquez votre métier. Pour un commerce alimentaire, les entreprises proposent plutôt un contrat, avec des visites prévues tout au long de l'année.
Prix d'une dératisation à Bordeaux
Chez un particulier, une intervention au forfait, en appartement comme en maison, se paie entre 80 et 500 € TTC. La plupart des factures tournent autour de 230 €. L'écart tient à la surface, au nombre de postes et au nombre de visites comprises.
Pour un petit logement, studio ou T2 jusqu'à 40 m², comptez de 109 à 230 € TTC avec le diagnostic, les postes d'appâtage sécurisés et un passage de contrôle. Pour un appartement standard dans une ville de province, la fourchette courante va de 90 à 180 € TTC.
Ces montants ne servent que si vous comparez la même prestation. Un devis bas, sans bouchage des accès ni visite de suivi, peut coûter plus cher au bout du compte. Pour voir qui travaille près de chez vous, consultez la page des sociétés du secteur.
Après le passage : fermez la porte aux rongeurs
Le traitement fait baisser la population. Ce qui limite le retour, ce sont vos habitudes et quelques petits travaux. Un rongeur reste là où il trouve à manger, à boire et un abri.
- Poubelles : couvercle rabattu, aucun sac posé au sol dans le local ou la cour.
- Provisions : farine, pâtes, riz et croquettes dans des bocaux en verre ou des boîtes en métal.
- Aérations : une grille à mailles fines sur chaque bouche, surtout au ras du sol.
- Portes : une barre de seuil ou un joint brosse en bas, à l'entrée comme à la cave.
- Cave : cartons et vieux tissus dehors, le reste sur des étagères, décollé des murs.
Commencez dès ce soir par la cuisine : videz le placard du bas, nettoyez, mettez tout en bocaux. Ne laissez pas la gamelle du chat pleine pendant la nuit. Gardez la cave pour le week-end.
Un conseil : ne bouchez pas un trou encore utilisé sans en parler au technicien. Des rongeurs enfermés à l'intérieur cherchent une autre sortie, parfois côté logement.
Avant de signer un devis de dératisation
Un devis de dératisation à Bordeaux se juge avec deux ou trois questions simples. Combien de passages sont compris dans le prix, et que coûte un passage en plus ? Le bouchage des accès est-il inclus ou facturé à part ? Quels produits seront posés, et comment sont-ils mis en sécurité s'il y a un enfant ou un animal à la maison ?
Posez-les à chaque entreprise et comparez les réponses, pas seulement le total en bas de page. Une réponse floue sur le suivi est un mauvais signe.
Ce site n'intervient pas lui-même : il transmet votre demande à des entreprises de dératisation du secteur, trois au maximum. Il couvre 28 secteurs, listés sur la page des communes couvertes, et les étapes figurent dans le déroulement d'une demande. Pour envoyer la vôtre, remplissez le formulaire : nuisible, code postal, type de logement, degré d'urgence, coordonnées et un message où vous décrivez ce que vous avez vu.
